La Cité Diaphane

« La Cité Diaphane »  est le premier roman de d’Anouck Faure (publié aux éditions Argyll en 2023), un récit de dark fantasy qui nous entraîne dans les méandres d’une cité fantastique aux relents maudits, en compagnie d’étranges personnages aussi sombres que ces lieux crépusculaires…

Un royaume maudit en des temps incertains

La Cité Diaphane - Anouck Faure - éditions Argyll
La Cité Diaphane - Anouck Faure ©éditions Argyll - Illustration de couverture : Xavier Collette

Une cité détruite par les forces du mal

Roche-étoile est une cité morte. A la suite d’une malédiction qui a empoisonné son lac et ses sources et causé la mort de sa population, tout n’est plus que désolation. Les corbeaux eux-mêmes ne se posent plus sur les hautes tours de cette cité autrefois magnifique qui semble désormais se dresser hors du temps comme une épine rocheuse et menaçante aux abords d’une falaise et d’un lac aux eaux imbuvables.

Et pourtant, deux personnes ont décidé de s’y rendre.

L’une d’elle est un archiviste d’un royaume proche qui veut retranscrire l’histoire de cette cité autrefois florissante et joyeuse.

L’autre personne est une femme chevalier adepte du culte de « la Reine pâle », « la déesse sans visage » qui veillait auparavant sur le destin des habitants de Roche-étoile avant qu’elle ne s’effondre. Cette chevalière espère vaincre la malédiction pour que la belle cité de jadis renaisse.

A leur grande surprise, ces deux voyageurs vont s’apercevoir qu’ils restent quelques survivants, des êtres aussi surprenants que les lieux où ils résident…

Une ambiance propre à la dark fantasy

« Le silence n’était qu’une chape de plomb tissée de brume et de plaintes venteuses. » (Anouck Faure)

En ces terres obscures et oppressantes, vous croiserez des héros maudits, des anti-héros manipulateurs, des fous, des menteurs et autres personnages égarés (et même une licorne noire !).

Et dans ces lieux funestes, il ne faut faire confiance à personne parce que les apparences sont parfois trompeuses…Car la souffrance et les pièges du passé se sont alliés pour rendre fous les pauvres hères de ce royaume détruit.

Vous ne serez donc pas étonnés d’entendre parler d’anciennes légendes, d’un roi devenu fou, de jumeaux royaux oubliés. Vous serez confrontés aux maléfices de magies anciennes et à l’inconséquence d’êtres obsédés par leur quête de pouvoir ou de connaissances…

Mon avis concernant ce roman

Ce n’est pas dans mon habitude de lire des romans de dark fantasy , cette fantasy aux relents lovecraftiens. Je pourrais même dire que ce n’est pas du tout ma « tasse de thé ».

Pourquoi ? Parce que la fantasy est, pour moi, une porte ouverte sur une terre imaginaire qui nous offrirait les images d’un monde rêvé et idéalisé (même si tout n’y est pas toujours réjouissant). La fantasy est une parenthèse enchantée qui permet de s’évader un instant loin d’une réalité parfois trop triste ou trop contraignante.

Or, comme vu plus haut, la « fantasy sombre » porte bien son nom et privilégie les lieux et les personnages de cauchemar…

Et pourtant, j’ai été happée par cette histoire à l’ambiance délétère, comme envoûtée par la plume de l’autrice qui a réussi à me captiver, ligne après ligne, malgré la noirceur d’un univers où je n’aimerais pas du tout vivre !

En effet, le texte, original et poétique, est superbe. Cette épopée fantastique distille parfois des images d’horreur et d’épouvante propices à apporter une certaine angoisse mais on se laisse facilement prendre au piège de son charme évocateur jusqu’au chapitre final, d’autant plus que plusieurs rebondissements apportent parfois un nouveau souffle qui ravive l’intérêt du lecteur qui pourrait s’endormir.

Fans d’univers sombres peuplés d’êtres monstrueux d’anciennes légendes, de royaumes perdus et de magiciens noirs, vous allez certainement aimer cette « Cité Diaphane ».

En savoir plus

Sachez que l’écrivaine possède apparemment plusieurs cordes à son arc puisque c’est elle-même qui a illustré plusieurs images en noir et blanc insérées dans ce roman et l’on ne peut que l’en féliciter  (j’espère qu’elle me pardonnera de vous en montrer deux pour que vous puissiez vous faire une idée de son talent) : 

illustration1 La Cité Diaphane Anouck Faure
illustration1 ©anouck faure
illustration2 La Cité Diaphane Anouck Faure
illustration2 ©anouck faure

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